Le château de Brochon

Le château se trouve sur un domaine ayant appartenu aux Chartreux de Dijon où étaient implantées diverses constructions entourées de vignes.

Une partie fut achetée en 1804 par Etienne Liégeard puis une autre par son fils Jean-Baptiste en 1843. C'est son petit-fils Stéphen Liégeard qui acquit le reste auprès de la famille Darcy en 1879. Il réalisa le château actuel puis fit démolir les bâtiments des chartreux.

Sa construction débuta en 1895 pour s'achever en 1899 pour le gros-œuvre et en 1902 pour les décors. Le parc fut dessiné par le paysagiste Bühler qui fixa l'emplacement du nouveau château conçu et réalisé par Leprince et Perreau.

Si l'architecture est de style néo-renaissance fortement influencée par les réalisations ligériennes (Azay-le-Rideau pour la façade Est, Chenonceaux pour ses grandes arcades, Blois et de Chambord pour les cheminées et chiens-assis), le décor intérieur s'inspire par contre du XVIIIe siècle tendance Rocaille et /ou Louis XVI tant pour les lambris (par Schanosky) que pour les peintures monumentales (par Cesbron).

 

Le château ne resta pas longtemps dans la famille car Gaston, le fils de Stephen Liégeard, mourut en 1953 célibataire et son neveu, seul héritier, le refusa. L'Etat hérita des lieux et le lycée Stephen Liégeard fut créé en 1962.

La construction du nouveau bâtiment entraîna la disparition de la serre et du potager dont il ne reste plus que la borne de la fontaine qui l'alimentait en eau. La roseraie est en voie de reconstitution.

Le château se compose de deux corps d'un étage, reliés entre eux par un important pavillon de deux étages, sur lesquels sont greffées tours ou tourelles.

Le grand hall, éclairé par des verrières géométriques de Didron avec les initiales SL entrelacées, est couvert d'un plafond à caisson. Son escalier d'honneur, à deux volées perpendiculaires, donne accès à une galerie qui distribue le 1er étage. Cinq pièces principales sont desservies au rez-de-chaussée (la bibliothèque, le salon, la salle de billard, la salle à manger et le bureau de Gaston Liégeard) et, au premier étage, une dizaine de chambres (dont celles de Stephen Liégeard et de son épouse Mathilde).

Sous les combles, une vingtaine de chambres ont été arrangées mais sans décor particulier. A l'étage de comble du corps principal, une très vaste pièce, destinée aux loisirs, fut aménagée en laissant la charpente apparente.

Les matériaux utilisés proviennent pour la plupart de la région (pierre assez tendre du nord de la Côte-d'Or pour les sculptures, pierre plus dure pour le gros oeuvre provenant principalement des carrières de Brochon, Chambolle, Premeaux et Comblanchien).

Source : culture.gouv.fr

L'éolienne

L'éolienne de Brochon a été commandée à la fin du XIXème siécle par Stéphen Liégeard pour permettre l'alimentation en eau courante du château. Elle surmonte un réservoir construit en pierres de taille et dans lequel les plongeurs sauveteurs des pompiers s’entrainent.

L'éolienne de Brochon de type 1 a été inventée par le Sarthois Ernest-Sylvain Bollée. Elle fut produite en France de 1872 à 1933, à environ 350 exemplaires. Environ 80 sont encore visibles. L'éolienne de Brochon est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1984.

Ernest-Sylvain Bollée dépose son brevet en 1868. Il imagine l'emploi d'une roue fixe dite « directrice » munie d'aubes courbes destinées à diriger les filets d'air perpendiculairement au plan de chaque aube de la roue motrice, mobile, située derrière et sur le même axe horizontal, « de manière à imprimer plus directement le mouvement à cette dernière ». 

La roue motrice commande la transmission par l'intermédiaire d'un couple conique, et pour compenser la réaction du couple d'entraînement qui empêche ladite roue motrice « de se tenir complètement perpendiculaire au sens du courant du vent », Ernest-Sylvain Bollée excentre son axe horizontal de rotation par rapport à l'axe vertical d'orientation. Tout l'appareil moteur est monté à pivot sur une aiguille qui termine une grande colonne haubanée. Un escalier à spirale se développant autour de la colonne en fonte permet d'accéder à une plate-forme au-dessus et à proximité de laquelle se trouvent les roues directrice et motrice, le mécanisme d'orientation à moulin et le boîtier du couple conique supérieur.

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